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ENTREVUE AVEC RFI et France 24, MENSONGES ou VERITÉS

Le 30 avril, le président TALON passait sur RFI et France 24 pour décrypter les élections au Benin. Les journalistes dans leurs questions ont voulu ressortir certains éléments importants qui, de leur position, donnaient une certaine lecture. 

Les journalistes ont parlé de tous les sujets d’actualités depuis le taux de participation jusqu’aux arrestations de personnes publiques. 

Cet échange a permis de soulever des points de vue divergents qui divisent l’actualité en ce moment, au point où certaines vidéos et notes vocales remettent en questions les réponses du président TALON sur certains points bien précis à savoir :

  1. la mise en place de stratégie pour empêcher l’opposition de se présenter aux élections 

Que s’est il passé ?

Les députés de l’ancien mandat de l’assemblée nationale composée de représentants des différents partis, avaient voté pour la modification du code électoral qui revoyait la méthode de participation aux élections ; Avec l’application des conditions de ce code, le nombre de partis respectant le code s est limité à 3.

Les autres partis invalidés étaient des partis dont les meneurs étaient à l’étranger en exil. Ces derniers avaient demandé l’asile politique alors qu’ils étaient poursuivis par la justice béninoise. Ces meneurs se sont quand même rangés derrière des membres de l’opposition qui avaient avant et pendant les élections, animé la vie politique sans aucune inquiétude. Ces nouvelles figures de l’opposition avaient été choisies pour aller en duo aux élections bien qu’ils n’aient pas de partis politiques et qu’ils n’aient pas respecté les nouvelles dispositions en vigueur. Parmi elles, il faut noter que 2 grandes figures qui sont actuellement entrain de répondre à des accusations graves devant la justice. L’une d’elle avaient été accusée avant les élections et l’autre après la proclamation des résultats.

Que faut il retenir ?

L’opposition n’a pas pu se présenter aux élections parce qu’elle n’a pas respecté le code électoral qu’elle a elle-même voté par le passé.

  1. le paiement de citoyens pour obtenir des voix de votes et la remise en cause du taux de participation aux élections 

Que s’est il passé ?

Des citoyens auraient reçu de l’argent pour aller voter. Pourtant, la CENA n’a promulgué que 50% de taux de participation. 

Habituellement la période des élections est un moment où beaucoup d’argent circule du fait que les sympathisants et autres sponsors motivent les uns et les autres pour le choix d’un candidat. Comme les autres années mais beaucoup moins qu’auparavant, des dépenses délections ont eu lieu – panneaux d’affichage, teeshirt, meeting, caravane – mais aucune élection n’aura fait dépensé autant qu’en 2016. C’est en cette année que le peuple avait fait un vote sanction contre le pouvoir du président YAYI Boni en sortant massivement malgré les milliards dépensés dans cette élection par le pouvoir en place. A la surprise de tous la CENA avait annoncé un  taux de participation de 65% ce qui n’avait pas empêché le résultat d’être clair. 

Plusieurs vidéos circulent, montrant des individus compter des billets un  tee-shirt Talon-Talata sur les cuisses, ou encore d’autres cacheter des carnets de fiches de votes en parlant dans un dialecte bien distinctif. 

Que faut il retenir ?

La vidéo présentant une personne qui comptait des billets ne prouve en aucun que cela ait fait suite à une opération de corruption au bénéfice d un candidat, ni le parti politique qui lui a adressé le montant. Cette vidéo pourrait montrer un paiement pour des hôtes ou hôtesses de caravanes politiques par exemple. De plus, la vidéo des personnes remplissant des carnets de fiches de vote ne prouvent pas que ces fiches ont été comptabilisées mais permettent de retrouver les personnes qui l’ont fait pour une enquête approfondie. Le ministre a déjà promis une enquête pour mettre la lumière sur ces faits graves. Par contre le dialecte semble déjà aiguillé sur les recherches à diligenter. 

  1. le manque de déclaration de décès de victime de l’armée pendant la période électorale 

Que s’est il passé ?

Une vidéo circule et montre une personne abattue soit disant au Bénin et une autre avec un bandage à la poitrine. Aucune des ces vidéos ne précisant où et dans quelle zone, le sinistre avait été commis. 

Par contre plusieurs militaires sont actuellement hospitalisés et ce, depuis la période des élections après leur échange avec les « chasseurs ». Cette vidéo ressemble étrangement à la situation déjà vue à Tchaourou quelques mois plus tôt. 

Il faut rappeler que les militaires et les policiers, avant les élections, avaient reçu l’ordre de ne pas faire preuve de violence contre les populations pendant leur marche. Ces marches qui devraient être pacifiques, se sont transformées en violence contre les hommes en uniforme, et des destructions de biens immobiliers ont eues lieu. Malgré ces violences, les hommes en uniforme ne sont pas intervenus pendant 2 jours mais pour assurer la protection des populations lors du scrutin, ils ont finalement dû  intervenir à partir de la veille de l’élection. 

Que faut il retenir ?

En partant de 2018, les personnes blessées et touchées ont été clairement identifiées mais dans la situation qui s’est présentée pendant la période électorale 2021, nous n’avons pas d’informations claires qui pourraient sans se tromper prouver que des personnes ont été sinistrés.  

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